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Le 31 décembre dernier, a été publié au Moniteur un bout de
texte qui modifie les obligations de tous les prestataires
de soins en matière de communication aux patients de leur
adhésion ou sur leur refus d'adhésion aux Accords ou
Conventions de leur secteur.
Rien de nouveau pour les praticiens qui adhéraient à
l’Accord ou y adhéraient partiellement : ils devaient déjà
afficher cette information et leur horaire.
Le texte de l’Accord prévoit :
Les praticiens de l'art dentaire n'ayant pas
notifié, dans les délais fixés par la loi, leur refus
d'adhérer à l'accord afficheront dans leur salle d'attente
et, en ce qui concerne les institutions, soit dans la salle
d'attente, soit dans le local de réception, soit dans le
local d’inscription, un document établi suivant les
directives du Service des soins de santé de l'I.N.A.M.I., et
qui indique qu'ils ont adhéré à l'accord ainsi que les jours
et heures de consultation auxquels ils appliquent les tarifs
de cet accord et ceux auxquels ils ne les appliquent pas.
Ce qui est nouveau, c’est que les praticiens
qui ont refusés l’Accord doivent le notifier clairement à
leur patient.
Dorénavant,
l’ensemble des praticiens doivent afficher de manière claire
et visible leur refus ou leur adhésion à l’Accord en cours,
ainsi que l’horaire si l’adhésion est partielle.
Une amende administrative de
125 EUR est également prévue pour le dispensateur de soins
qui ne respecte pas cette obligation d'information.
Notre avis ?
C’était une clarification voulue par les politiques de tout
bord, comme le témoigne l’évocation de cette question à de
multiples reprises au Parlement fédéral.
Au secrétariat de l’association, nous constatons que de
nombreux patients cherchent à s’informer sur le statut
conventionné ou non d’un praticien. Il semble que cela soit
devenu un critère plus important pour le choix d’un
praticien.
Les sites des mutuelles informent les patients à ce propos (cfr.
article dans le Point à ce propos, en 2009).
MD
Février 2010
TEXTO
(en rouge, ce qui est neuf)
Loi relative à l'assurance obligatoire soins de santé et
indemnités, coordonnée le 14 juillet 1994
Section XVI.- Des devoirs des dispensateurs de soins
Art. 73.
§ 1er. Le médecin et le praticien de l'art dentaire
apprécient en conscience et en toute liberté les soins
dispensés aux patients. Ils veilleront à dispenser des soins
médicaux avec dévouement et compétence dans l'intérêt et
dans le respect des droits du patient et tenant compte des
moyens globaux mis à leur disposition par la société.
Ils s'abstiennent de prescrire, d'exécuter ou de faire
exécuter des prestations superflues ou inutilement onéreuses
à charge du régime d'assurance obligatoire soins de santé et
indemnités.
Les dispensateurs de soins autres que ceux visés à l'alinéa
1er s'abstiennent également d'exécuter ou de faire exécuter
des prestations inutilement onéreuses ou superflues à charge
du régime d'assurance obligatoire soins de santé et
indemnités.
Les dispensateurs de soins sont
tenus d'informer clairement les bénéficiaires sur leur
adhésion ou sur leur refus d'adhésion aux accords ou
conventions qui les concernent.
Ils sont également tenus d'informer clairement les
bénéficiaires des jours et heures pour lesquels ils n'ont
pas adhéré aux accords ou conventions si ces derniers
prévoient cette possibilité.
Si les prestations sont organisées dans un lieu rassemblant
plusieurs dispensateurs de soins, l'obligation d'information
peut être organisée de manière commune et centralisée plutôt
que par chaque dispensateur de soins individuellement.
Outre ce qui est prévu spécifiquement aux articles 50, § 3,
dernier alinéa, et 50, § 3bis, l'information comportera au
minimum un affichage clair et visible reprenant les éléments
visés aux alinéas 4 et 5.
Le Roi peut fixer des règles d'application relativement à
l'information que les dispensateurs de soins doivent
communiquer aux bénéficiaires sur le fait qu'ils aient ou
non adhéré aux accords ou conventions qui les concernent.
Ces règles d'application peuvent être différentes selon les
catégories de dispensateurs de soins ou les lieux de
prestations. Le Roi peut également prévoir un modèle
d'affiche à utiliser par les dispensateurs de soins.
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