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Enquête
INAMI sur les PANO |
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Plus de
200 praticiens ont eu la surprise de recevoir en ce début du
mois de juillet une enveloppe de l’INAMI (du SECM : Service
d’Evaluation et de Contrôle Médicaux), ayant pour objet “indications
orthopantomogramme”.
Le SECM étudie dans le cadre de ses missions légales
l’utilisation du code pano 3X 709 0.
Est joint à la lettre explicative un paquet de 20 feuilles
individuelles (au maximum). Ces feuilles portent le nom d’un
patient, la date de la pano, un questionnaire sur les
indications de prise de cette radiographie ainsi que le même
questionnaire pour une éventuelle pano précédente.
Nul doute que le SECM s’est ému d’une augmentation de la
prise de clichés panoramiques. Faut-il voir là un effet
pervers de la “facilité” des appareils numériques ou
l’émergence d’une “médecine défensive” où les praticiens
veulent documenter au mieux leur dossier face à un nombre
tout aussi croissant de recours en responsabilité ?
De nombreux praticiens nous ont contacté à la réception de
cette enquête, inquiets d’une “démarche inquisitrice” ou
d’une “nouvelle tracasserie administrative”, s’inquiétant
également du temps perdu à remplir ces papiers et des suites
qui pourraient y être données.
Nous comprenons tout à fait les inquiétudes des consœurs et
des confrères. Nous avons souhaité communiquer à propos de
cette enquête, pour lever les doutes qui l’entourent.
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Cette” enquête” s’inscrit dans un contexte de surveillance
de la consommation médicale. Depuis de nombreux mois, les
chiffres de consommation de pano font l’objet d’un suivi,
même dans d’autres services de l’INAMI comme le Service des
soins de santé. La Commission Nationale Dento-Mutualiste a
d'ailleurs un petit groupe de travail consacré à ce sujet. Il faut
dire que l’Accord Dento-Mutualiste comprend un volet pour
2010 nommé Projet N0910/10– Révision globale de la
nomenclature concernant les radiographies à la lumière des
nouvelles vues, technologie et radioprotection selon les
données de l’audit permanent.
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Des questions se font jour à l’occasion de cette enquête
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Est-ce une enquête “parce que je fais trop de pano ?”
Non. Les praticiens qui ont reçu ce questionnaire ont été
sélectionnés sur base aléatoire. Il ne s’agit pas des praticiens les
plus gros consommateurs de pano. Toutefois, ils sont bien entendu utilisateurs de pano.
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Est-ce dans les missions du SECM de mener ce genre d’étude ?
Oui. Comme son nom l’indique, le SECM associe le contrôle et
l’évaluation, non sans oublier l’information, même si nous sommes
souvent amené à juger d’un manque à ce niveau. Selon ses dires et ses textes règlementaires, ”une meilleure
information et sensibilisation des dispensateurs de soins doivent
permettre de prévenir les infractions à la législation”. “L’évaluation est essentiellement préventive. Elle consiste à
informer les dispensateurs de soins au sujet de leur manière de
pratiquer. Elle contribue aussi à détecter les anomalies dans leur
pratique. Le département d’évaluation réalise entre autres un examen de la
pratique professionnelle d’un groupe de dispensateurs sélectionné sur la
base de critères tels que la qualification professionnelle, la zone géographique, le profil de prescripteur ou de prestataire. Les
dispensateurs pour lesquels on constate un comportement déviant sont
invités à expliciter leur pratique. L’évaluation peut aboutir à :
-
Une prévention individuelle : le dispensateur qui n’a pas pu donner
une explication acceptable de sa pratique professionnelle reçoit une
lettre de prévention individualisée.
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Une prévention générale : le rapport de l’évaluation thématique y
compris les conclusions est diffusé largement dans le milieu
professionnel concerné et peut faire l’objet d’une publication sur le site
www.inami.be.
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Le cas échéant une proposition d’adaptation de la nomenclature en
vigueur.”
“Le contrôle permet de vérifier si d’une part les prestations de santé
portées en compte par les dispensateurs de soins individuels et les
établissements et d’autre part si les indemnités versées aux assurés, l’ont été conformément aux dispositions et conditions légales”.
Dans le domaine des soins de santé le SECM effectue des investigations
ou enquêtes pouvant aboutir à une démarche soit informative soit
préventive soit répressive.
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Est-ce obligatoire de répondre ?
Oui.
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Ce questionnaire peut-il déboucher sur une véritable enquête ?
Oui et non. Si la finalité de ces questionnaires relève de la
“prévention générale”, il est évident que c’est l’essence même d’un
service de contrôle de rester attentif à toute déviance, quelque soit
l’indice jetant la suspicion.
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Puis-je porter en compte une pano dont la finalité est un
diagnostic en vue d’un plan de traitement prothétique non pris en charge
par l‘INAMI ou de l’orthodontie adulte ? Bonne question qui pourrait faire à elle seule l’objet de tout un
article. On ne peut en tout cas pas mettre en cause la phase de
diagnostic lors de la prise de cliché.
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Qu’en conclure ?
Assurément, on n’a pas fini d’entendre parler de la radiographie
dentaire. Il est du devoir de chaque praticien de bien s’informer dans
ce domaine.
Les investissements consentis pour de la radiologie numérisée ne peuvent
justifier une augmentation de la consommation.
L’indéniable intérêt du diagnostic radiographique ne nous absout pas de
bien poser les indications de prise de cliché.
Vous trouverez ci-après quelques pistes pour vous informer.
Faudra-t-il à l’avenir noter dans le dossier du patient l’indication de
prise d’un cliché radiographique et le détail du processus décisionnel
tenant compte des impératifs de radioprotection ? Nous n’en sommes pas
là.
Nous aurions préféré que le SECM de l’INAMI propose une enquête menée en
concertation. Mais ce n‘est pas dans ses us. Elle aurait pu être menée
autrement, par exemple dans le cadre de « l’enregistrement de données »
de l’accréditation.
Quelque soit l’issue, nous resterons vigilant à défendre la liberté
thérapeutique et diagnostique du praticien, agissant de manière
responsable, dans l’intérêt unique du patient.
MD juillet 2010
Vous trouverez ici une brochure informative à
propos du SECM |
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Recommandations pour l'utilisation des rayons X en médecine dentaire* |
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(*) publications de l'AFCN
En collaboration avec les universités belges qui proposent des
formations en médecine dentaire, l'Agence a élaboré plusieurs brochures
reprenant des recommandations sur la bonne pratique en matière de
radioprotection.
Radiographies panoramiques
Indications :
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Pour les clichés panoramiques de la région orofaciale (‘panorama’),
lorsqu’il n’y a pas d’autre matériel radiographique utilisable
-
Pour les évaluations de l’os de la mâchoire des patients édentés (ou
dentition résiduelle réduite)
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Lorsqu’il est impossible de prendre des ‘status’ (clichés
séquentiels)
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En cas d’ouverture buccale limitée
Contre-indications :
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Les patients pour lesquels il est impossible d’obtenir un
positionnement correct et immobile tels que certains enfants, les
patients atteints de Parkinson, les handicapés mentaux, les
handicapés moteurs lourds, etc.
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Les clichés doivent être limités autant que possible pour les
patientes enceintes et les enfants.
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NDLR : ces indications et
contre-indications vous sont livrées telles que publiées par l’AFCN. Il
nous semble qu’il faudrait compléter / corriger / affiner ces
recommandations.
Liens :
Brochure AFCN radiographie intra-orale*
Brochure AFCN
radiographie panoramique*
European Guidelines on Radiation Protection in Dental Radiology
(*) vous trouverez de nombreux documents utiles dans notre
rubrique documents.
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