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Fraude à
la sécu |
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Les
tricheurs ne sont plus impunis |
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Depuis la
loi du 24 décembre 2002, la mission du Service d’évaluation
et de contrôle médicaux (SECM) consiste, outre le
contrôle médical dans le cadre
de l’assurance soins de santé, de l’assurance indemnité et
de l’assurance maternité, également à fournir des
informations aux dispensateurs de soins afin d’éviter des
infractions à la loi et, sur la base de l’évaluation des
prestations remboursées, à détecter des prestations
superflues ou inutilement onéreuses.
La loi santé du 13 décembre
2006, la loi du 21 décembre 2006 portant création de
chambres de première instance et de chambres de recours
auprès du SECM et les 2 lois du 27 décembre 2006 portant des
dispositions diverses ont créé de nouvelles structures,
compétences et procédures. Un arrêté royal du 11 mai 2007
fixe
l’entrée en
vigueur de ces lois au 15 mai 2007.
Une
Chambre de
première instance et une Chambre de recours sont
instituées du côté néerlandophone et du côté francophone.
Elles sont composées de 1
magistrat, de 2 membres médecins des organismes assureurs et
de 2 membres dentistes (un représentant des Chambres
Syndicales, un de la Société de Médecine Dentaire asbl pour
les instances francophones). La Chambre de recours constitue
bien entendu le deuxième degré de juridiction.
Ces instances se sont remises à
fonctionner selon ce nouveau cadre depuis début 2009.
Griefs et
nouvelles sanctions
Voilà la liste exhaustive des
griefs et des sanctions qui peuvent en découler :
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Prestations non effectuées
-
Prestations non conformes
-
Prestations ni préventives
ni curatives
-
Surconsommation de
prestations
-
Surprescription de
prestations
-
Surprescription spécialités
pharmaceutiques (chapitre II)
-
Manquement administratif
après avertissement
-
Incitation à la prescription
ou l’exécution de prestations superflues ou inutilement
onéreuses
Bien entendu, les dentistes
peuvent être concernés surtout par les 2 premiers griefs :
prestations non effectuées ou prestations
non conformes.
Les
sanctions
sont dorénavant exécutoires de plein droit et l’éventuel
recours n’est pas suspensif.
Des poursuites pénales peuvent
s’ajouter dans les cas de fraudes les plus graves.
Enquêtes
Une enquête du
Service d’évaluation et de contrôle médicaux peut démarrer
de diverses façons : d’initiative, sur transmission du
dossier par la Commission des Profils, sur constat d’un
Médecin Conseil d’une Mutuelle, etc.
Inutile de vous
dire que de faire l’objet d’une enquête n’est pas plus
agréable qu’un contrôle fiscal approfondi. Pire encore :
certains de vos patients sont interrogés, et la rumeur qui
court dans votre quartier peut ternir votre réputation ….
malgré la présomption d’innocence.
Les suites
Dans le cadre du
contrôle de l’assurance soins de santé, le Service
d’évaluation et de contrôle médicaux formule les remarques
et avertissements nécessaires à l’égard des personnes et
établissements autorisés à dispenser des prestations de
santé.
-
Le
fonctionnaire dirigeant du SECM a -entre autres- les
compétences suivantes :
-
Imposer
un remboursement ou une amende administrative aux
dispensateurs de soins pour les prestations non
effectuées, non conformes, non curatives ou non
préventives si :
-
dans
les cinq ans qui précèdent le constat de
l’infraction, le dispensateur de soins n’a fait
l’objet d’aucune mesure infligée par une
autorité ou juridiction administrative ;
-
les
faits n’indiquent aucune manoeuvre frauduleuse ;
-
le
préjudice causé à l’assurance maladie est
inférieur à 25.000 EUR.
-
Imposer
une amende administrative en cas de faute
administrative.
-
La
Chambre de première instance a -entre autres - les
compétences suivantes :
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Un premier
dentiste sanctionné : 114.000 EUR d’amende ! |
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En audience publique du 19 mars 2009, a été prononcé le
jugement d’un praticien bruxellois. Le grief portait sur des
prestations non effectuées pour un montant de plus de 79.000
EUR.
Le grief étant
établi, le praticien a été condamné bien évidemment au
remboursement de cette somme. Logique. L’amende a -elle- été
fixée à 150 % soit 114.374,95 EUR.
La Chambre de
première instance a semble-t-il fait là, preuve d’une
relative clémence, car pour le grief en cause (prestations
non effectuées), l’amende peut atteindre 200%.
La Chambre a dû
probablement tenir compte que le praticien avait montré des
signes de relative bonne foi en démarrant le remboursement
de ces indus, sur base volontaire.
Les dossiers
sont souvent instruits année après année, et il n’est pas
impossible que le SECM vienne à nouveau frapper à la porte
du praticien pour des infractions commises l’année
suivante...
Sans compter les
poursuites pénales possibles.
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5 mois de
détention préventive à Saint-Gilles pour un dentiste ! |
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Plusieurs dossiers de dentistes sont en cours de traitement
au SECM, à la Chambre de Première Instance ou en Chambre
d’Appel.
Des audiences et
prononcés ont lieu régulièrement. Ces séances sont bien
évidemment publiques.
Lors d’une
audience passée, nous avons appris qu’un tout autre
praticien - en plus de son dossier à l’INAMI - faisait
l’objet de poursuites pénales. Arrêté par la Police, il fut
mis en détention préventive à Saint-Gilles. Il y est resté
cinq mois, et finalement libéré. Hormis la procédure INAMI,
il sera appelé à comparaitre devant les juridictions
ordinaires. Il établissait des attestations de soins donnés
sans même avoir vu le patient ….
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Un dentiste arrêté à Verviers |
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La Presse relate
aujourd'hui une autre affaire, celle-ci se passe à Verviers
cette fois, un dentiste aurait détourné près de 1 million
d'euros à l'INAMI.
Vous pouvez lire
les différents articles ici
article
1
article 2
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